Messieurs les bénéficiaires de fonds étrangers, acceptez la transparence !, par Abdallah Bakkali

Certains acteurs associatifs sont effondrés suite à la publication par le ministre des Relations avec le parlement et la société civile de la liste des associations ayant bénéficié de subventions à partir de l’étranger. Les responsables de ces associations ont clairement montré leur mécontentement, voire leur grogne, dans les déclarations publiées par notre confrère al Ayyam dans son dernier numéro.
Chacun de ces responsables se lâche, donc, dans des déclarations totalement hors de propos, certains considérant que l’initiative du ministre Choubani est une tentative de semer le trouble concernant l’action de ces associations, certains autres assurant que les fonds en provenance de l’étranger ne vont pas dans les poches des dirigeants de ces associations.
Je ne parle pas ici du financement étranger, donc, qui pose en lui-même problème qui doit être traité ailleurs qu’ici, mais je suis intéressé par les réactions de ces responsables associatifs. Ainsi donc, lorsqu’il s’agit de leurs associations et de leurs personnes, les grands principes de transparence et de l’information de l’opinion publique disparaissent comme par enchantement.
J’estime personnellement que la liste des associations qui bénéficient de concours financiers étrangers ne doit pas faire exception à cette culture de clarté qui s’installe désormais dans notre pays, comme cela a déjà été le cas pour les bénéficiaires des agréments de transport interurbain, des subventions accordées à la presse, des productions de cinéma et autres associations régionales et nationales récipiendaires de fonds publics. Nous allons même plus loin en soutenant que ces associations qui bénéficient de fonds étrangers auraient dû, de leur propre chef et dans un souci de transparence et de clarté, procéder elles-mêmes à la publication des sommes d’argent qu’elles reçoivent de l’étranger et qui concernent des montants importants.

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