Le règne des familles, c’est fini ! (Hamid Chabat, Istiqlal)


Rabat, hier mercredi, conférence de presse de Hamid Chabat, SG de l’Union générale des travailleurs du Maroc et membre du Comité exécutif (CE) de l’Istiqlal. Le très controversé maire de Fès, Chabat, et en l’absence de presque tous les membres du CE, vient de déclarer sa candidature officielle à la fonction de SG du parti de l’Istiqlal, deux jours seulement avant l’ouverture des travaux du 16e Congrès du parti. Les deux seuls membres dirigeants de l’Istiqlal présents à cette conférence étaient Adil Benhamza (député) et Abdelkader el Kihel (député et chef de la jeunesse), mais le candidat Chabat reste soutenu par ses (très nombreux) partisans, comme l’homme fort au Sahara Hamdi ould Rachid, le chef du groupe parlementaire, le syndicat UGTM et le mouvement des femmes istiqlaliennes.
En face, le challenger est Abdelouahed el Fassi, membre du CE et fils de son père Allal, appuyé par son beau-frère Abbas el Fassi, son neveu Nizar Baraka ainsi que par des parlementaires, des dirigeants du parti et des membres du Conseil de la présidence, constitué des sages de l’Istiqlal.
Pour ses proches, Abdelouahed el Fassi vient avec un « programme pour la renaissance du parti » qu’il dévoilera sous peu, mais de son côté, Hamid Chabat déclare que s’il est élu, il lancera un certain nombre de chantiers, dont l’un des premiers est de mettre un terme à la domination de la famille el Fassi sur le parti et la rupture avec la politique des faveurs et du favoritisme. Le maire de Fès a repris à son compte ce dicton arabe qui dit que « le bon fils n’est pas celui qui dit que mon père a été, mais celui qui assoit sa propre autorité… », en référence à son adversaire, fils du fondateur du parti, le mythique Allal el Fassi, ajoutant perfidement que « dans plusieurs pays arabes, nous avons assisté à la chute des régimes qui fonctionnaient selon la logique familiale, comme l’Egypte, la Tunisie ou l’Egypte, et qu’en Egypte, le parti Wafd s’est effondré parce qu’il était fondé sur la famille ». Pour Chabat, l’ère à changé et l’heure n’est plus favorable aux « fils de »…
Puis, Chabat passe à une formule comminatoire : « Le Maroc n’a pas d’autre choix devant lui que de voir ce congrès couronné de succès. En effet, hors d’un Istiqlal fort, le pays n’aura plus le choix qu’entre l’extrémisme ou l’armée »… Le maire de Fès paraît assuré de sa victoire, lui qui demande un bilan tous les trois mois aux ministres de son parti, qui veut recenser le patrimoine foncier du parti et qui veut donner des voitures de bonne facture aux inspecteurs de régions : « Je n’ai encore jamais engagé une bataille que je ne suis pas sûr de remporter, et rien d’autre que la mort ne m’empêchera d’aller jusqu’au bout ».
Dans l’intervalle, une lutte sourde se tient dans les coulisses, au sein de la commission des règlements, qui souhaite imposer comme condition à la candidature au SG du parti le fait d’avoir été élu deux fois au CE (Chabat ne l’a été qu’une seule fois). Après cela, ce sont les 850 membres du Conseil national qui devront élire les membres du futur CE et le nouveau SG. Des craintes de scission du parti sont nées dans les esprits, suite à ce Congrès, l’Istiqlal ayant toujours fonctionné par consensus… Résultat dimanche soir.

16:28
entièrement raison.Ce Chabat comme son nom hébraïque l’indique est vraiment un novateur,sinon un empêcheur de tourner en rond.Il dit très haut ce que tout le monde pense,et SVP,il le dénonce. »parti de l’indépendance »,acquise il y a plus de 60 ans,ça n’a aucun sens,sinon celui de l’histoire, des personnes et familles qui l’ont fondé.On dit de bouche à oreille que les Fassis ont été imposés par l’occupant Français avant son départ définitif du Maroc.C’est tellement probable!!!!
17:16
M. Chabat tire son de ech’chabbat c’est à dire celui qui s’accroche pour ne pas tomber, c’est pour ça qu’il s’accroche pour depasser toutes difficultés, et il en vu des difficultés et des croches peid dans sa carriere politique et meme sociale.
Alors bon courage M. Chabat et » et’tchebbet meziaaaane » pour arracher ce parti qui est devenu comme un lot de terrain qu’on herite.
09:28
Ce parti a mis le maroc sans dessus dessous,il a instauré la marocanisation pour s’approprier tout le tissus industriel et financier du Maroc, il a instauré l’arabisation dans l’education pour fermer tout débouchés ou perspectives à la jeunesse marocaine,il a mal géré le dossier du sahara grace à Boucetta etc, etc….
09:44
bon courage CHABAT, tu as osé dire en face ce que pense la majorité et sans avoir le courage de le dire, tu va même passer audela des paroles , j’espere que ta decision reste definitive ; meme si tu n’arrivera pas a la majorite , ca va etre gravé et marqué par l’histoire et ca sera une amorce du changement vers un parti de tous les marocains , meme ceux qui n’en font pas partie, et pas un parti familial; pour parler de la famille du parti de l’istiqlal au lieu de parletr du parti de la famille fassi!!!! . . s’il le considere comme un bien herité , il faut étre équitable et le partager avec tous les membres de la famille ….!
nassiha lillah :la meilleur et que les fassi comme on dit » ifahmou rosshom o imchiw b3ezhom »
20:31
Ni chabbat qui parait etre agite ni Fassi qui parait etre fallot ne sont des candidats fiables.
Un parti historique et valeureux(je ne suis pas istiqlalien) comme l Istiqlal n a pas d autres pretendants?
22:43
Il est vraie que le problème de l’héritage des postes est parmi les problèmes qui agacent tout le monde. CHABAT a raison d’évoquer cette pratique malsaine mais il doit aussi faire preuve d’intégrité et de crédibilité et d’écarter sa petite famille du sphère politique (sa femme et ses enfants).
En fait, il faut instaurer la culture du mérite messieurs.
La vie est très courte et nous devons en profiter non pas matériellement mais aussi en paix interne.